J’ai transmis bien malgré moi les gênes de l’obsession à Miss Carotte : si nous tombons sur une musique qui nous fait vibrer, nous l’écouterons jusqu’à l’écœurement, de préférence au volume maximal, pour profiter de la richesse du son.

Le souci que nous rencontrons est que la gente masculine autochtone ne fonctionne pas de la même manière, ce qui signifie que leur écœurement arrive plus tôt, bien trop tôt à notre goût.

Mister Man étant poli, il souffre en silence. Mister Pachou étant mineur, il n’a pas voix au chapitre. La question est toujours de savoir combien de temps la situation peut durer avant que l’un ou l’autre ne décide au choix de couper la musique, de nous caler le casque sur la tête ou de nous isoler dans une autre pièce.

Et nous, avec Miss Carotte, on n’apprécie pas trop cet isolement forcé. D’autant qu’un casque pour deux, c’est limite.

Nous sommes pourtant persuadées d’être du côté du bon goût et avons du mal à comprendre la réticence qu’ont ces messieurs à écouter la même playlist durant quatre à six heures consécutives. Plus c’est long, plus c’est bon, non ?

Alors, parce que nous les aimons et les respectons, nous prenons sur nous et acceptons, avec moult soupirs, de switcher sur une playlist, disons-le, beaucoup moins inspirante. Non sans faire nos yeux tristes quelques trente minutes plus tard, afin de reprendre une petite dose. Ou de profiter de leur absence momentanée pour remettre notre came.

Une autre solution, également usitée, est de bien mémoriser ladite musique et de se la rejouer bien tranquille, dans notre tête. Sauf que généralement, on chante beaucoup moins bien que l’original, donc on dénature, donc on manque de respect, donc on remet la playlist bien fort.

Je me suis même vue caler mon casque bluetooth en loucedé sous ma chevelure de lionne pour écouter mes sons en sourdine sans que cela ne se remarque durant un repas.

On dit que c’est comme ça que ça commence. Et je vois bien comment je vais finir, prise de convulsions sur mon parquet, la bave aux lèvres et l’œil fou, le jour où la WIFI lâchera et où l’Internet mondial sera déconnecté.

Chienne de vie…

Partagez

Partager sur facebook
Partager sur twitter
Partager sur linkedin

Articles similaires

Katia

Bloggeuse amateur & Ecrivain dilettante

Non, ce n’est pas moi sur la photo et c’est la raison pour laquelle j’écris et que je ne fais pas de vidéos.
Rêver sa vie ou vivre ses rêves ? J’avoue que je n’ai pas encore choisi. Et vous ?

Katia Lacourte

Mes favoris
EXPLOREZ