Pensées profondes d'une fille écervelée

Crossroads

Publié le 5 août 2025

Ces derniers temps, je n’arrête pas de me demander combien de fois on peut décemment se réinventer dans une vie. Je me pose cette question parce que 2025, cette garce, me force une nouvelle fois à reconsidérer le trajet parcouru et les options qui s’offrent à moi.

📍Option 1 : Rester dans le domaine dans lequel j’évolue et que je semble maîtriser depuis maintenant quelques années. Option tentante, parce qu’aisée, mais si j’ai aimé former les gens, je pense avoir fait le tour de ma motivation. Bien sûr, ça force à se renouveler, à continuer à apprendre pour mieux transmettre. Mais apprendre une théorie sans jamais pouvoir appliquer mes connaissances, c’est contraire à tous ce en quoi je crois et ce que j’ai prôné durant des années. Il est donc temps de raccrocher les gants et de revenir dans le monde réel.

📍Option 2 : Revenir dans des métiers que je maîtrisais avant de commencer la formation. On parle là notamment de commerce et si mes expériences précédentes m’ont appris une chose, c’est que plus jamais je ne m’aventurerai sur ce terrain. Non parce que le contact client me pèse, mais parce que les méthodes que l’on me demandait d’appliquer n’avait aucun sens et aucune valeur éthique, du moins pas dans mon système de valeurs. Exit donc le commerce.
Quand à revenir à un poste d’assistante de direction… soyons sérieux un instant. Moi ? Finaliser un dossier ? Etre organisée ? Obéir à un patron ? Bref, exit l’assistanat également.

📍Option 3 : La plus sensée : reprendre mon activité de freelance là où je l’avais laissée. De nombreux avantages s’offrent à moi : mon entreprise existe toujours, tout est déjà construit et n’attend qu’à redémarrer. Problème, je suis loin d’être seule dans ce domaine et même avec la meilleure volonté du monde, je vois bien que j’ai perdu en technicité. Je dois tout reprendre et mon syndrome de l’imposteur me colle aux basques, à tort ou à raison. Certains de mes anciens collègues deviennent dorénavant des concurrents et je ne suis pas sûre d’être à l’aise avec ce concept.

📍Option 4 : Partir sur un nouveau métier… Vous l’aurez compris, c’est la voie que je choisis d’emprunter. Pas la plus simple, pas la plus sécurisante, mais de loin la plus exaltante. Parce qu’elle nourrit probablement mon besoin de nouveauté, et qu’elle répond plus sûrement à qui je suis devenue aujourd’hui.

Entre 2023 et aujourd’hui, énormément de choses ont changé. Je me suis séparée de Mister Man, j’ai pris mon indépendance, j’ai atteint certaines de mes limites, j’ai appris à moins et à mieux donner, j’ai décidé de rompre avec certaines personnes. J’ai cogité un peu, pleuré beaucoup, pris des décisions passionnément, aimé à la folie, mais stagné, pas du tout.
J’ai grandi, mûri, je me suis assagie un peu et j’ai décidé d’assumer qui j’étais, qui je suis et qui je deviens.
J’ai encore beaucoup de chemin à faire, beaucoup de décisions à prendre, beaucoup de leçons à apprendre, mais je pense avoir les clés nécessaires pour accompagner les autres sur leur chemin en me servant de mes expériences pour les aider à canaliser leurs émotions et exprimer leurs solutions. Ou l’inverse, je ne sais pas encore.

Alors aujourd’hui, je ne saurais pas dire quel métier je ferai demain, ni même si ce métier a un nom bien déterminé. Je vais construire un projet, en espérant qu’il fasse écho aux besoins des gens qui croiseront ma route. Je me dit que s’il est juste, il trouvera son public

J’ai tendance à dire qu’il n’y a pas de problèmes, il n’y a que des solutions. Aujourd’hui, j’ajoute une nouvelle maxime à ma liste : il n’y a pas de mauvaises décisions, il n’y a que des décisions.
L’avenir me dira où celles prises aujourd’hui me mèneront.

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Bienvenue dans ma tête !

Je n’ai jamais eu une âme d’auteure. Créer des personnes, leur inventer une vie sur des centaines de pages, cette simple idée m’épuise.

Mais raconter des tranches de vie et, surtout, tenter d’appréhender la psychée humaine, ça c’est un véritable kiff.

Et où commencer sinon dans ma propre tête, à partir de mes propres expériences.

Et peut-être que celles-ci parleront à certains, parce que même si nous nous imaginons uniques, nos expériences sont généralement universelles.

Alors vous qui passez ici, par hasard ou à dessein, n’hésitez pas à me dire si nous avons partagé une expérience commune. Parce que tout part de là !

- Katia