Ça y est, je suis retournée à l’école.

J’avais préparé mon cartable, ma trousse neuve, mes beaux stylos et même une pomme pour mon professeur. Bon, ok, la pomme était pour moi.

Me voilà, dans le tram, casque sur les oreilles, flashback années 90. La musique et la fille ont quelque peu changé, l’esprit reste le même.

Retour sur les bancs de l’école pour les quatre prochains mois. Après huit ans dans la même boîte, à côtoyer des gens dont je maîtrisais le discours, puis un an chez moi, où, pour le coup, je discutais beaucoup moins, me voilà projetée au milieu de gens au parcours, aux projets et aux idées tellement éloignés de moi que je me demande ce que je fais là.

Le tournis. La remise en question. La position latérale de sécurité. Voici les trois étapes principales du premier jour de la formation pour adultes.

Je me rassure parce qu’ils ont tous ce regard de lapin pris dans les phares d’une voiture. Le choc, cependant, quand les moins de vingt ans déballent leur projet. Je sens le gap. Je réalise que malgré les douze mois théoriques qui séparent la génération X (la mienne), des millenials (la leur), c’est bien deux mondes qui se croisent.

Le salariat VS l’entreprenariat. La sécurité VS la prise de risque. Bref, je me prends mes 40 balais dans les dents.

Et puis, ça passe. Rapidement. Parce que finalement, on est bien tous dans la même galère.

Fin de la première journée. Je me rends compte que rester assis toute la journée sur une chaise ou sur son canapé ne produit pas la même fatigue. Que regarder un écran d’ordinateur toute la journée est plus épuisant que de regarder Netflix toute la journée. Bref, fin de la première journée, j’accueille le confort de mon canapé de tout mon corps.

Fin de la première semaine et je peux enfin dire cette phrase, entendue depuis des années mais non partagée : Week-end !

Je reviens dans la chronologie du travail. De nouveau, je vais pouvoir haïr les dimanches, redouter les lundis et attendre les vendredis avec impatience. Profiter de la happy hour sans m’inquiéter de me lever le samedi matin.

A moi les courses rapides le jeudi soir, les boutiques le samedi, la lessive du dimanche. C’est con, mais revenir dans la routine, ça a quelque chose de réconfortant. Je sais que je pesterai sur cette même routine dans quelques temps, mais aujourd’hui, ça me convient bien.

Je mets ça sur le compte du beau temps, de l’euphorie de la nouveauté. Peu importe, finalement. La vie se remet en mouvement et le roulis nouvellement créé berce ce nouveau moi.

Nouvelle page, nouvelle coupe et un mémoire de cinquante pages à rédiger… ah merde, j’avais oublié le mémoire !

Retrouvez Martine : https://famili.biz/martine-a-la-neige/

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Katia

Bloggeuse amateur & Ecrivain dilettante

Non, ce n’est pas moi sur la photo et c’est la raison pour laquelle j’écris et que je ne fais pas de vidéos.
Rêver sa vie ou vivre ses rêves ? J’avoue que je n’ai pas encore choisi. Et vous ?

Katia Lacourte

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