La maison se dresse, imposante, ses fenêtres tournées vers la baie.

Elle se dresse à flanc de montagne, le jardin en contrebas et ils doivent lever leur regard vers elle. Elle domine l’espace et ils se sentent petits face à cette masse de pierres.

Un chemin pentu serpente pour y accéder. L’effort se ressent, la maison ne se gagne pas aisément.

Encore quelques marches pour accéder à son perron et la porte se dresse, en bois sombre, entre la lumière éclatante de cet après-midi de juillet et l’obscurité de la bâtisse aux volets mi-clos.

La maison est ancienne, solide, bâtie pour voir se succéder les générations.

Ils entrent et leurs yeux s’accoutument à la clarté ténue qui perce entre les volets.

Ils sont là pour prendre possession d’elle, pour quelques jours seulement, puis la rendre aux prochains voyageurs.

Ils sont de passage, ils ne connaissent pas la maison. Ils en apprécient la fraîcheur, une bénédiction sous ce soleil de plomb.

Ils commencent par la visite des lieux, l’attribution des chambres.

Ils prendront la chambre qui donne sur la baie, celle qui fait l’angle, où l’on voit la mer scintiller, les carrières de marbre et la ville en contrebas.

L’autre couple prendra celle à l’opposée de la leur. Même vue, même fraîcheur.

Les enfants auront la chambre décorée ad hoc, mais ils ne l’entendent pas de cette oreille.

Le garçon a son idée sur la question. Il dormira en bas, dans le canapé. Reste deux lits pour les deux fillettes. Mais l’une des deux n’en démord pas : elle dormira avec ses parents, dans la chambre qui fait l’angle.

On range les affaires, on finit la visite, on s’émerveille sur la maison, on se demande comment ce monstre a bien pu être construit là, sur ce flanc escarpé.

Que les ouvriers ont dû souffrir pour monter ces blocs de pierre, par un chemin où même la voiture avait menacé de rendre l’âme à plusieurs reprises.

Mais l’heure n’est pas à la réflexion, l’heure est à la préparation du premier repas dans la maison.

La discussion tourne naturellement autour de ce nouveau lieu. L’arrivée en elle-même avait été impressionnante. Une fois arrivée dans la petite station balnéaire, ils s’étaient retrouvés sur une route faisant face à cette impressionnante montagne.

L’horizon tout entier avait été occulté et leurs yeux remplis de cette masse de pierres et de sapins qui se dressait devant eux. La maison était là-haut, nichée. Si on savait où chercher, on pouvait en apercevoir le toit à cette distance.

La maison les attendait.

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Katia

Bloggeuse amateur & Ecrivain dilettante

Non, ce n’est pas moi sur la photo et c’est la raison pour laquelle j’écris et que je ne fais pas de vidéos.
Rêver sa vie ou vivre ses rêves ? J’avoue que je n’ai pas encore choisi. Et vous ?

Katia Lacourte

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